« 76 enfants de Pont-de-l’Arche sont morts pour la France et ont sacrifié leurs vies pour sauver les vôtres. Souvenez-en vous ! »
Cette phrase était écrite sur le drapeau au-dessus du bureau de l'instituteur de l'école de garçons située dans la salle Ambroise-Croizat avant 1934. C'est ce que le regretté André Lambert nous confiait lors d'un entretien réalisé le 25 février 2003. Il ajouta que, chaque matin, un élève devait lire tout haut ce texte avant le début des cours. Depuis lors, cette phrase a gardé tout son sens. En 2014, nous commémorerons le début de la Première guerre mondiale, déclenchée le 28 juin 1914 par l’attentat perpétré à Sarajevo contre souverain de l’empire Austro-hongrois, l’archiduc François-Ferdinand. Nous commémorerons également les 96 ans de l’armistice du 11 novembre 1918 ; deux raisons de se rappeler les tristes causes économiques et politiques à l’origine de ce conflit. Deux raisons de penser aux victimes de toutes les guerres et d’être heureux d’être au côté de l’Allemagne et d’autres pays dans l’Union européenne.
Dans les brumes d’automne et sous la figure tutélaire de Notre-Dame-des-arts, le poilu du Monument aux morts de Pont-de-l’Arche nous rappelle depuis 1922 les affres de la guerre et le courage de nos ancêtres (cliché Armand Launay, 2012).
La mobilisation générale
Le 19 septembre 1914, le journal L’Industriel de Louviers rapporta le discours du maire de Pont-de-l’Arche, Maurice Delamare, prononcé le 4 septembre suite à la mobilisation générale : « Appelé en qualité de réserviste territorial (…) je ne veux pas quitter même momentanément la ville de Pont-de-l’Arche sans assurer tous les administrés (…) je reste de cœur avec eux. La direction des affaires municipales change de mains, mais le fonctionnement des services administratifs continuera dans le même esprit de sagesse et de décision que par le passé. La population de Pont-de-l’Arche gardera, de son côté, j’en suis sûr, le calme et le sang-froid dont elle a fait preuve jusqu’à ce jour, en attendant l’heure du succès final. » Des centaines d’Archépontains furent mobilisés en même temps que Maurice Delamare.
L’uniforme bleu de 1914 pour l’honneur de défendre la Patrie, la moustache pour l’élégance, la cigarette pour la détente… cette photographie sur carte postale campe l’ambiance régnant avant les premiers combats : le dévouement est une qualité qui mérite d’être immortalisée par un cliché (collection particulière, soldats réputés de Pont-de-l'Arche).
Un front pas si lointain
Si la ville de Pont-de-l'Arche n'a pas subi les combats, elle a été indirectement touchée. Le 16 septembre 1914, juste après la guerre de mouvement, deux véhicules allemands furent interceptés à temps par les gendarmes et soldats français à Sotteville-sous-le-val. Ces véhicules, chargés d'explosifs, avaient pour mission de dynamiter un ouvrage d'art de la voie ferrée Paris-Le Havre près de Pont-de-l'Arche et ce afin de limiter l'approvisionnement des armées française et britannique. La ville est donc passée à côté de grands dommages.
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Des réfugiés
Les habitants du nord et de l’Est ont subi les combats. Pont-de-l’Arche a accueilli des réfugiés. Certains y ont refait leur vie après l’Armistice. Parmi eux, se trouvaient des Picards, des Nordistes, des Lorrains, des Alsaciens, des Belges et même des Grecs. Dominique Kalinoglou et Pilidès Crestomamacopoulos en étaient qui devinrent entrepreneurs en chaussures dans les années 1930. A ce propos, durant la Grande guerre les usines de chaussures de la ville fabriquèrent des godillots pour l’armée. Quant aux professions des réfugiés, des familles de forains se sont installées à Pont-de-l’Arche. Leurs familles ont continué à se faire enterrer au cimetière communal pendant quelques générations.
L’aviation britannique s’installa à Pont-de-l’Arche
A partir de 1915, l’armée britannique décida d’installer son aviation naissante entre Pont-de-l’Arche et Les Damps. Elle installa son quartier général dans Le Manoir de Manon, qu’elle loua, et finit la construction de l’usine de chaussure des Fils de Georges Prieur, aux Damps ; ceci afin d’y installer une usine de réparation de moteurs d’avions sous l’égide du Royal flying corps, l’ancêtre de la Royal air force. Toute une zone des Damps fut couverte de plaques de béton et de baraquements en bois : le Camp. A Pont-de-l’Arche, au bout de la rue Jean-Prieur, les Britanniques bâtirent une vaste salle en bois qui fut la première salle des fêtes de la commune après la Grande guerre. Elle fut rasée pour laisser place au pont actuel (inauguré en janvier 1955). Les liens des Britanniques avec la population furent très bons : sports (football, patinage, rugby), loisirs (concerts, fanfare, cafés), amitiés, quelques mariages, de petites têtes blondes… Les Archépontains se firent soigner par les médecins militaires. Toute la ville vécut au côté de centaines de soldats et quelques soldates de sa Majesté.
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L'armistice !
L’érudit archépontain Roland Chantepie écrivit ses souvenirs de l’Armistice du 11-Novembre 1918 dans un manuscrit intitulé Pont-de-l’Arche à travers les âges (f. 444) : « Un beau matin, il était 11h30 environ, les grandes personnes sortirent subitement dans la rue, s'interrogeant : « est-ce vrai ?... Non ! Ce n'est pas possible ! » M. Pinard, l'instituteur, donna congé à ses élèves et ferma son école ; les Anglais du Camp descendirent dans les rues et les cafés ; ils chantaient et riaient de toutes leurs dents blanches ; les fabriques de chaussures, elles aussi, se vidèrent ; les ouvrières dans les rues « crochaient » les Tommies ; on s'embrassait ; la musique militaire anglaise se mit de la partie. C'était l'Armistice !! » Des drapeaux furent placés aux fenêtres et les cloches de Notre-Dame-des arts tintèrent à toute volée.
Des traces toujours debout
Si les souvenirs sont morts avec les contemporains de la Grande guerre, les traces que nous ont laissées nos ancêtres sont toujours là. Une stèle fut érigée par la Ville de Pont-de-l’Arche dans le cimetière communal. Une plaque en marbre fut scellée par la paroisse sous la tribune de l’orgue de Notre-Dame-des-arts. Autres traces, de nos jours, les noms de voies telles que le Quai Maréchal-Foch, le quai de Verdun, le boulevard de la Marne, la place du Souvenir où se trouve le Monument aux morts de la ville. Ce monument fut inauguré en 1922 grâce à une souscription conduite par un Comité présidé par Maurice Delamare, ancien maire. Ce monument est l'œuvre de Robert Delandre, sculpteur elbeuvien de réputation régionale. Sa famille était liée à Marcel Ouin, industriel de la chaussure, qui était vice-président du Comité. Marcel Ouin était aussi le beau-père de Maurice Delamare. Le jour de l’inauguration du Monument, Marcel Deparrois, un enfant du pays alors en service, lança de son monoplan une grande gerbe de fleurs qui tomba quasiment à côté du nouveau monument. Ce monument subit l’occupation de 1940-1944. Les Allemands cassèrent le casque et le bout du fusil. Ils rayèrent l’inscription « On ne passe pas ». A la Libération, le casque fut restauré et l’inscription fut de nouveau gravée en profondeur.
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Le cimetière communal conserve en son sein une stèle offerte par la Ville et rendant hommage aux soldats morts pour la France sur les différents fronts (cliché Armand Launay, 2010).
La paroisse de Pont-de-l’Arche a fait graver les noms des soldats décédés sur une plaque de marbre située sous la tribune de l’orgue (cliché Armand Launay, novembre 2013).
Le Monument aux morts a été sculpté par Robert Delandre et inauguré en 1922 grâce à une souscription publique présidée par Maurice Delamare. Comme le Christ sur les croix hosannières, le poilu oriente son regard vers le sud-est, là où nait la lumière (cliché Armand Launay, mars 2013).
76 morts pour la France
Si les heureux soldats archépontains ayant survécu nous échappent, les noms des morts pour la France nous ont offert des pistes de recherches. Ce sont 76 noms qui sont gravés sur le Monument aux morts de la ville ; des hommes natifs du pays ou domiciliés ici lors de leur enrôlement. Pour en savoir un peu plus sur ces hommes tombés au combat pour la souveraineté nationale, nous avons consulté les retranscriptions de leurs décès dans les actes d’état civil. Nous avons aussi consulté la base des soldats morts pour la France sur le site du Ministère de la défense www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr.
Nous avons ainsi retrouvé 70 noms que nous avons réunis dans un tableau ci-dessous. Onze autres noms nous échappent qui doivent correspondre à des hommes domicliés dans notre ville au moment de leur décès. Un regard d’ensemble montre que les Archépontains ont été principalement incorporés dans l’infanterie et surtout dans les 24e, 74e et 224e régiments d’infanterie. Ils ont servi sur tous les fronts : Belgique, Yser, Pas-de-Calais, Somme, Champagne, Marne, Meuse… On retrouve des Archépontains dans les tristement célèbres forts de Vaux et de Douaumont, dans la forêt de Verdun.
Une quinzaine de soldats attend le train en gare de Pont-de-l’Arche afin de partir au front (collection particulière).
Prénom, nom
Naissance
Décès
Régiment
René Buquet
7 septembre 1889
Pont-de-l’Arche
22 aout 1914
Anderlues (Belgique)
24e régiment d’infanterie
Robert Bâton
24 décembre 1899
Pont-de-l’Arche
22 aout 1914
Anderlues (Belgique)
24e régiment d’infanterie
Fernand Canterel
3 mars 1887
Caudebec-en-Caux
8 septembre 1914
Morsains (Marne)
74e régiment d’infanterie
Albert Buquet
26 avril 1880
Pont-de-l’Arche
9 septembre 1914
Esternay (Marne)
274e régiment d’infanterie
Alexandre Désiré Carré
12 juillet 1892
Rouen
9 septembre 1914
Le Breuil (Marne)
36e régiment d’infanterie
Antoine Louis Ouin
12 septembre 1888
Pont-de-l’Arche
14 septembre 1914
Loivre (Marne)
28e régiment d’infanterie
Marcel Morel
10 mars 1891
Pont-de-l’Arche
17 septembre 1914
Loivre (Marne)
24e régiment d’infanterie
Albert Eugène Niaux
4 septembre 1881
Pont-de-l’Arche
23 septembre 1914
Loivre (Marne)
224e régiment d’infanterie
Louis Tassel
8 novembre 1882
Pont-de-l’Arche
29 septembre 1914
Esternay (Marne)
228e régiment d’infanterie
Henri Forfait
25 février 1884
Pont-de-l’Arche
13 octobre 1914
Bray-sur-Somme (Somme)
319e régiment d’infanterie
Auguste Delettre
24 juin 1873
Lisieux
22 octobre 1914
La ferme du Luxembourg
119e régiment d’infanterie
Gaston Sauvé
6 avril 1891
Pont-de-l’Arche
28 octobre 1914
La ferme du Luxembourg
5e régiment d’infanterie
caporal
Georges Bréham
19 octobre 1893
Pont-de-l’Arche
9 novembre 1914
Saint-Eloi (Belgique)
160e régiment d’infanterie
Alfred Dumont
24 septembre 1882
Pont-de-l’Arche
7 décembre 1914 Roclincourt (Pas-de-Calais)
1er régiment de marche de zouaves
Michel Joseph Letourneur
4 octobre 1885
Pont-de-l’Arche
15 septembre 1914
La Neuville (Aisne)
228e régiment d’infanterie
Irénée Bisson
31 décembre 1894
Rouen
31 janvier 1915
Rosendaël (Dunkerque)
2e régiment de marins
Amand Morel
19 février 1894
Les Damps
18 février 1915
bois de la Grurie à Moiremont (Marne)
150e régiment d’infanterie
Philogène Raoul Delaporte
8 février 1873
Criquebeuf-sur-Seine
2 mai 1915
Amiens
22e régiment d’infanterie
Albert Lavoisey
1er novembre 1877
Les Damps
25 mai 1915
Authieule (Somme)
22e régiment d’infanterie
Léon Prieur
7 septembre 1894
Pont-de-l’Arche
26 mai 1915
La Noulette (Pas-de-Calais)
28e régiment d’infanterie
Robert Faucampré
20 février 1889
Pont-de-l’Arche
5 juin 1915
La Targette, La Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)
74e régiment d’infanterie
Anthime Lelièvre
30 décembre 1893
Sotteville-lès-Rouen
30 juin 1915
bois de la Grurie à Moiremont (Marne)
Albert Jouvin
17 septembre 1889
Pont-de-l’Arche
11 juin 1915
La Neuville-Saint-Vaast
(Pas-de-Calais)
74e régiment d’infanterie
François Santens
10 juillet 1890
Pont-à-Vendin
(Pas-de-Calais)
17 juillet 1915
Calonne (Meuse)
87e régiment d’infanterie
André Depitre
20 janvier 1860
Le Manoir-sur-Seine
24 septembre 1915
Mesnil-les-Hurlus (Marne)
22e régiment d’infanterie territoriale
Marcel Lefrançois
3 mai 1889
Pont-de-l’Arche
25 septembre 1915
La Neuville-Saint-Vaast
(Pas-de-Calais)
74e régiment d’infanterie
Emile Tassel
4 mars 1889
Pont-de-l’Arche
25 septembre 1915
La Targette, La Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)
24e régiment d’infanterie
Pascal Sauvé
3 mars 1889
Pont-de-l’Arche
25 septembre 1915
Tahure (Marne)
224e régiment d’infanterie
Césaire Ambroise
1 aout 1894
Pont-de-l’Arche
26 septembre 1915
La Neuville-Saint-Vaast
(Pas-de-Calais)
119e régiment d’infanterie
Eugène Delamare
12 septembre 1885
Criquebeuf-sur-Seine
27 septembre 1915
Beauséjour (Marne)
9e régiment de marche de zouaves
Joseph Guerre
27 mai 1888
Pont-de-l’Arche
27 septembre 1915
La Targette, La Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)
74e régiment d’infanterie
Jules Henri Ambroise
17 mars 1889
Pont-de-l’Arche
27 septembre 1915
Noulette (Pas-de-Calais)
10e bataillon de chasseurs à pied
Ferdinand Milliard
19 janvier 1885
Les Damps
29 septembre 1915
La Croix-en-Champagne (Marne)
228e régiment d’infanterie
Valentin Dubray
24 juin 1888
Les Andelys
3 octobre 1915
La Neuville-Saint-Vaast
(Pas-de-Calais)
39e régiment d’infanterie
René Prieur
7 février 1890
Pont-de-l’Arche
5 octobre 1915
Massiges (Marne)
21e régiment d’infanterie coloniale
Emile Tassel
4 mars 1889
Pont-de-l’Arche
17 octobre 1915
Tahure (Marne)
24e régiment d’infanterie
Charles Saint-Pierre
7 septembre 1893
Pont-de-l’Arche
11 novembre 1915
Frise (Somme)
119e régiment d’infanterie
Albert Morel
1er mars 1895,
Pont-de-l’Arche
11 octobre 1915
La Croix-en-Champagne (Marne)
329e régiment d’infanterie
Célestin Herbreteau
12 mars 1880
Les Essarts
16 novembre 1915
Mesnil-les-Hurlus (Marne)
93e régiment d’infanterie
Robert Bréham
16 mars 1891
Pont-de-l’Arche
3 avril 1916
Verdun (Meuse)
74e régiment d’infanterie
Georges Lambert
31 aout 1883
Pont-de-l’Arche
6 avril 1916
Chaumont-sur-Aisne (Meuse)
74e régiment d’infanterie
André Niaux
20 septembre 1883
Pont-de-l’Arche
11 avril 1916
Landrecourt-Lempire (Meuse)
274e régiment d’infanterie Sergent
Adolphe Godard
14 aout 1883
Ellecourt
11 avril 1916
24e régiment d’infanterie
Charles Bohu
18 mai 1888
Oissel
21 avril 1916
Revigny (Meuse)
3e régiment du génie
Narcisse Gaston Chenu
31 octobre 1884
Beaumont-le-Roger
19 mai 1916
Fort de Vaux, Verdun (Meuse)
274e régiment d’infanterie.
Sergent
Rodolphe Drouin
13 février 1889
Les Damps
23 mai 1916
Douaumont, Verdun (Meuse)
74e régiment d’infanterie Caporal
Louis Riberprey
19 novembre 1889
Pont-de-l’Arche
21 mai 1916
Douaumont, Verdun (Meuse)
74e régiment d’infanterie Caporal
Paul Peyronnet
1er septembre 1888
Pont-de-l’Arche
19 juin 1916
Esnes (Meuse)
6e régiment d’infanterie
Alfred Poupardin
27 novembre 1894
Pont-de-l’Arche
25 aout 1916
Oissel
150e régiment d’infanterie
Paul Alexandre Duprai
20 juin 1894
Pont-de-l’Arche
21 septembre 1916
Rancourt (Somme)
94e régiment d’infanterie
Sergent
Jules Lavoisey
18 février 1872
Les Damps
31 octobre 1916
Moreuil, Lespinay (Somme)
18e régiment d’infanterie territoriale
Amand Hacot-Sigurd
10 décembre 1896
Pont-de-l’Arche
16 décembre 1916
Fontaine-Routon (Meuse)
173e régiment d’infanterie
Désiré Delamare
7 septembre 1883
Pont-de-l’Arche
9 janvier 1917
Douaumont, Verdun (Meuse)
414e régiment d’infanterie
Alphonse Pessy
26 octobre 1880
Les Authieux
28 mars 1917
Moulin-Vendresse (Aisne)
156e régiment d’infanterie
Emile Lavoisey
22 juin 1895
Pont-de-l’Arche
16 avril 1917
tranchée des Friches, Oulches (Aisne)
127e régiment d’infanterie
Emile Mouchard
2 avril 1891
Pont-de-l’Arche
22 avril 1917
Courlandon (Marne)
22e régiment d’artillerie
Léon Confait
28 juin 1896
Fauville-en-Caux
3 juin 1917,
L’épine de Chèvregny,
Braine (Aisne)
Paul Partie
23 novembre 1897
Pont-de-l’Arche
7 juillet 1917
Longueval (Aisne)
206e régiment d’infanterie
Alfred Mouchard
3 mars 1869
Pont-de-l’Arche
2 aout 1917
Rouen
74e régiment d’infanterie territoriale
Florent Havet
31 janvier 1895
Pont-de-l’Arche
10 aout 1917 Gricourt (Aisne)
118e régiment d’infanterie
Edouard Auber
3 juillet 1890
Pont-de-l’Arche
8 septembre 1917
Douaumont, Verdun (Meuse)
51e régiment d’infanterie. sergent
Robert Auber
18 mars 1897
Notre-Dame-du-Vaudreuil
10 février 1918
Nancy
7e régiment du génie
Camille Salette
24 mars 1897 Le Mans
10 avril 1918
Jonchery-sur-Vesle (Marne)
71e bataillon de chasseurs à pied. décoré de la médaille militaire et de la Croix de guerre
Louis Michel
20 décembre 1884
Cliponville
12 mai 1918
hôpital militaire Hôtel de l’hermitage au Touquet
15e régiment d’infanterie
Ernest Morel
9 février 1897
Pont-de-l’Arche
20 juillet 1918
Boursonne (Oise)
224e régiment d’infanterie
Lucien Trumel
7 octobre 1897
Pont-de-l’Arche
24 aout 1918
Orval (Oise)
11e régiment de marche de tirailleurs algériens
Victor Colombel
5 décembre 1874
Pont-de-l’Arche
25 septembre 1918
Cuperly, Montfrenet (Marne)
12e escadron du train TM 225
Jules Letourneur
1er juillet 1887
Pont-de-l’Arche
20 septembre 1918
Pont-de-l’Arche
43e régiment d’infanterie
Gaston Morel
20 mai 1896
Pont-de-l’Arche
12 octobre 1918
Saint-Gobain (Aisne)
283e régiment d’infanterie
Eugène Guerre
3 juillet 1889
Pont-de-l’Arche
15 octobre 1918
hôpital
96e régiment d’infanterie territoriale
Charles Ambroise
18 février 1872
Pont-de-l’Arche
3 avril 1919
Pont-de-l’Arche
20e régiment d’infanterie territoriale
Marcel Vallois
Albert Grenier
Raymond Liberprey
Albert Lepage
Alfred Levasseur
Maurice Piédevant
Léon Fournier
Louis Michel
Georges Prieur
Auguste Riberprey
Lucien Fernand Trumel
A lire…
L’excellent blog de Stephan Agosto consacré au 74e régiment d’infanterie et dédié aux 3 500 soldats de ce régiment qui perdirent la vie : http://74eri.canalblog.com
Sources
- Archives municipales – état civil ;
- Chantepie Roland, Pont-de-l’Arche à travers les âges, manuscrit b, 2e partie, De la Révolution à nos jours (1944) ;
- Collignon Maurice, « Une tentative des Allemands dans l’Eure et la Seine-Inférieure pendant la guerre de 1914 », Evreux, C. Hérissey, 1917, 50 pages ;
- Launay Armand, Pont-de-l’Arche ma ville (http://pontdelarche.over-blog.com) :
- « Percée allemande à Sotteville-sous-le-Val et Oissel en 1914 » ;
- « Un camp britannique de la Première Guerre mondiale : le Royal Flying Corps aux Damps et à Pont-de-l'Arche » ;
- « Le Monument aux morts de Pont-de-l’Arche et ses stigmates de la Seconde guerre mondiale » ;
- Launay Armand, Pont-de-l’Arche, cité de la chaussure, mairie de Pont-de-l’Arche, 2009, 52 pages.
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